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Pérou, Licenciement de 3500 travailleurs, coincés entre leur santé et leur salaire...

Par : jwc

La Oroya, Pérou, l'un des sites les plus pollués du monde.

L'ntreprise Doe Run refuse de se mettre aux normes environnementale et exerce un chantage au près des travailleurs  pour gagner un droit à polluer.

Mais aujourd'hui, la population refuse. Extrait d'une lutte en cours

Jeudi 4 juin 2009, La Oroya, Pérou (176 km au nord est de Lima)

La transnationale Doe Run appartient au groupe RENCO INC qui a généré en 2008 pas moins de de 960 millions de dollars. Hier, à la surprise générale, elle a annoncé l'arrêt de ses activités, mettant à la rue et sans indemnité, 3500 travailleurs. Seize mille familles sont touchées.

Privatisées en 1997, les raffineries on été rachetées par ce géant nord américain. Doe Run s'était engagé a diminuer les émissions de pollution dans ce secteur où 90% des enfants souffrent de problèmes respiratoires et de saturnisme. Mais jamais rien n'a été fait et Doe Run demande un rallongement de son droit à polluer. Le gouvernement refusant et la pression des ONG augmentant, Doe Run a mis a execution sa menace et a arrêté ses activités.

Dans cette région où l'économie dépend entièrement des fonderies et des mines, l'entreprise met les ouvriers et syndicats au pied du mur, pour les inciter à exiger du gouvernement une autorisation supplémentaire à polluer et la partialisation du travail. Depuis quelques années déjà, les heures supplémentaires ne sont plus payées, elles sont rattrapées, aujourd'hui, Doe Run voudrait encore plus détruire les droits des travailleurs pour augmenter ses marges.

Car depuis 12 ans, Doe Run fait des bénéfices, mais mais ceux-ci vont toujours aux actionnaires, rien n'est investi dans l'entreprise ou pour les travailleur. Aujourd'hui, en période de crise, Doe Run voudrait que le gouvernement lui donne de l'argent pour pouvoir continuer à fonctionner.

Mais une entreprise qui fait des bénéfices n'a pas le droit de licencier ses travailleur, une entreprise qui fait des millions de bénéfices chaque année doit investir pour améliorer son matériel et diminuer sa pollution et non envoyer tout l'argent vers des capitaux étrangers.

Aujourd'hui, la crise mondiale du capitalisme fait son entrée au Pérou. Voulant s'adapter aux exigences néolibérales imposées par le États Unis, il voudrait permettre encore plus l'exploitation de ses richesses et populations laissant s'échapper la richesse du pays à l'extérieur. Mais de l'autre côté, une partie de la population s'organise et à la Oroya, elle exige, comme solution immédiate, que les travailleurs continuent à toucher leur salaire et obtiennent un nouvelle emploi. Ce n'est pas à eux de payer la crise engendrée par la course au profit. À long terme, Doe Run et l'Etat doivent investir pour diminuer les émanations de plombs et autres produits toxiques de la région la plus polluée du Pérou.

Cette lutte n'est pas un cas isolé, lpus au nord, dans la partie amazonienne du Pérou, ce sont les nativos – indigènes originaires – qui sont en lutte contre la vente des forêt et de l'eau à des entreprises étrangères. Dans les région de San Martin et de Loreto, les routes sont bloquées et la population exige l'annulation par le gouvernement des décret permettant de vendre des terres protégées par des lois internationales.

2000 personnes manifestaient ce soir à La Oroya, et demain après une assemblée générale, de nouveau la population sortira dans la rue pour crier sont mécontentement et exiger des solutions. Les slogans étaient « il y a de l'or, il y a de l'argent, mais le gringo nous le prend ! » ou encore « Ici, là bas, la peur a foutu l'camp ! », « Tous ensemble, tous ensemble, le peuple ne se rend pas ! »...

Jérémie Wach-Chastel, jeudi 4 juin depuis La Oroya, Pérou

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Pratique de la photographie Cinéma, théâtre