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Parking

Par : Dominic Leclerc

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Regard sur un lieu à la fois stable et vivant

L’an passé, le Festival d’été de Québec attirait environ 900 000 personnes. Cette année, les organisateurs espèrent dépasser ce nombre. Étant donné que nous vivons dans ce qu’on pourrait appeler « l’ère de la voiture », 900 000 festivaliers, ça commence à faire beaucoup de bagnoles. Puis, Québec, ce n’est pas Longueuil : on a construit les routes de cette ville — presque quatre fois centenaires — pour faire circuler piétons et calèches.

Aujourd’hui, la capitale québécoise dénombre environ 10 000 stationnements publics. En plein coeur du Festival d’été de Québec, les endroits où laisser nos précieux engins motorisés se font donc rare.

Parking?

Selon les conventions, un stationnement se veut un lieu fixe. Étonnamment, ça bouge. Pour vrai. Chaque stationnement possède ses couleurs et son ambiance. Pour l’utilisateur, le parking, c’est une façon de se débarrasser de son véhicule pour quelque temps. Pour le véhicule, c’est une sorte d’aire de repos. Pour les nouveaux amoureux, c’est à la fois un lieu intime et une action. Pour le type qui surveille le parking, c’est un boulot. Et pour celui qui filme le tout, c’est une mine d’or. Pourquoi ? Parce que l’action est là, sous nos yeux.


Autrefois, les stationnements faisaient office de restaurants pour les cheveux. Aujourd’hui, ils sont payants et surtout très grands. Il en existe des souterrains, des aériens et même des flottants. Parfois, ils servent de lieux de résidence pour les bungalows motorisés, sinon, ils sont la représentation du paradis : « Enfin! en v’la un. Ça fait deux heures qu’on cherche ! »

Festival

Durant le Festival d’été de Québec, les parkings de la capitale sont pleins à craquer. Les plus futés des automobilistes ont trouvé une solution : Lévis. Dans la ville de l’autre bord, à proximité du traversier Lévis-Québec, il y a une multitude de parcs à auto, souvent moins cher que dans la cité d’à côté. Mais bon, comme je viens de dévoiler ce secret à des milliers d’internautes, il se pourrait que cette pratique ne fonctionne plus, il vous faudra trouver une autre stratégie.

Je vous laisse donc avec Pierre, le propriétaire du stationnement le plus près du traversier. On est à Lévis.

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Commentaires

Florian Gouthière 10 nov. 2007

Bon sujet, comme souvent... Tu as un talent certian pour explorer les parcelles de quotidien.


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