Accueil / reportages / Phillip Laterreur

LE VENT DES ILES

Par : Phillip Laterreur

Le vidéo sera disponible dans un moment. Merci de patienter.
Assurez-vous d'avoir au moins la version 9 de flash installée sur votre ordinateur.

Je découvre l'archipel des Iles-de-la-Madeleine.

Je découvre ses habitants et leur histoire.

Je découvre ses dunes, ses plages, sa bière...

Mais surtout, une brise sans fin qui inspire la liberté.

Je suis un explorateur et vogue aux découvertes.

Je suis Jacques Cartier.

Je plane

De la mer à la terre, du passé au présent, il me fait planer sur le sable chaud, m'ensorcelle et me raconte une histoire, soulève de riches conversations et m'offre la liberté.

Les sons, les odeurs, la beauté et les sourires se baladent à son gré dans un élan sans fin.

Le vent souffle, je me laisse emporter.

Les temps passés


Entre la Gaspésie et l'Ile-du Prince-Edouard se trouve 65 km de terre formée d'une douzaine d'îles, dont six sont reliées entre elles. Un archipel posé sur un gigantesque amas de sel entre autres causé par le mouvement du sol marin.

Jacques Cartier y débarqua en 1534 et nota dans son journal de bord : "Ceste dite isle est la meilleure terre que nous ayons veu, car ung arpant d'icelle terre vault mielx que toute la Terre Neufue."

Et moi, dans mon Journal, je note: "Cette terre est impressionnante, robuste et à la fois précaire. Elle semble tombée du ciel pour plaire. Ce n'est peut-être pas la meilleur terre que j'ai vue, mais certainement une des plus charmantes."

Samuel de Champlain aurait inscrit le nom de «La Magdeleine» sur une carte en 1629. Il y laissa une poignée colons pour développer l'île en compagnie de quelques Basques déjà sur les îles. À son retour, que des ruines... Les colons avaient préféré picoler tout l'hiver et une fois les réserves sèches, ils ont dépouillé les Basques pour ensuite prendre le large...

Je note :"lieu de rencontre et d'oisiveté, je picole aussi et comprends les colons. C'est plutôt facile de s'adonner aux plaisirs enivrants sur une île. Mais contrairement à eux, je garde le cap."

En 1755, plusieurs Acadiens vinrent s'établir sur l'archipel. Période tragique de leur histoire, celle du "Grand Dérangement". Ce n'était pas suffisant, ils devaient travailler pour le compte du mercantile marchand Richard Gridley, encore détesté aujourd'hui...

Puis l'île est colonisée principalement par d'autres Acadiens. Elle appartient alors à Terre-Neuve (1763), mais passe à la juridiction du Québec (1774) puis entre les main d'un concessionnaire (1798), pour finalement être rachetable par les Madelinots (1895). Tout cela a donné bien du trouble aux habitants qui avaient pourtant défriché et colonisé les îles.

Dans mon journal: "La souffrance d'un peuple durcit l'âme de ses gens. La mer, le sable et le vent ont fortifié cette époque. Aujourd'hui, je ressens 500 années d'histoire quand je regarde un Madelinot dans les yeux."

Les Iles ce sont les Iles...



Le vent me porte à l'auberge de jeunesse. "Le camping du Gros cap tu veux dire!" me lance le mec qui m'a embarqué sur le pouce. Quel accueil! L'auberge, les discutions, l'intérêt pour mon exploration...

Encore déboussolé par le vol, je prends le beat des îles et me rends à la plage avec d'autres explorateurs. Je rencontre alors des Madelinots qui m'en apprennent beaucoup sur l'histoire et le développement des îles. Lorsque je leur demande sur quoi devrait porter mon reportage, ils me répondent que les Iles, ce sont les Iles et que je devrais parler de tout sauf de l'accent, du tourisme, de la pêche, des maisons colorées, etc. D'accord, je comprends.

Alors je parlerai de votre histoire comme vous l'avez fait. Puis, question de faire mon "agace", mais surtout parce que je suis impressionné, j'utiliserai subtilement "vos" paysages et les sons qui les habitent pour aguicher l'internaute avide d'images rocambolesques. "C'est une bonne idée, ça fera changement, et puis c'est ça les Iles, la plénitude mon vieux!"

Note à moi-même: "Les Madelinots sont en amour avec leurs îles. Moi aussi, comme un pas perdu! Cette exploration fut un voyage extraordinaire aux confins du monde. Je laisse le plaisir aux autres explorateurs d'approfondir les nombreuses découvertes qu'on y fait.
Le vent souffle doucement aujourd'hui. Un autre pot et je quitte les Iles..."


Pour poster un commentaire, connectez-vous.

Commentaires

Pas de commentaires pour le moment. Soyez le premier à poster un commentaire pour ce reportage !


Évaluer ce reportage

  • 205 votes
  • Vu 1952 fois

Veuillez vous connecter pour voter