Autopsie d'une catastrophe
Par : Dominic Leclerc
- 15 Juin 2006
Le vidéo sera disponible dans un moment. Merci de patienter.
Assurez-vous d'avoir au moins la version 9 de flash installée sur votre ordinateur.
Voici, en quelques lignes, les difficultés d'un Müvmédien...
Je n’aurais pas cru que le titre de mon premier reportage aurait autant d’influence sur la suite des événements. Après avoir terminé mon tournage à Saint-Jean-Port-Joli — sans le E. —, mon intention était de me rendre jusqu’à Rimouski, pour embarquer sur le Nordik Express. Rendu à Rivière-du-Loup, je me suis rendu compte que l’horaire du bateau ne coïncidait pas avec la date de tombée de nos reportages. J’ai donc dû changer mon plan. Sachant que quelques amis se trouvaient à Tadoussac, j’ai pris cette direction. Non-pas pour réaliser un reportage sur ce village, mais plutôt pour porter mon regard sur « le village d’à côté ».
Tadoussac, tout le monde connaît. J’avais donc envie de parler de Baie-Sainte-Catherine. Une fois sur place, un enchaînement d’événements relativement déprimants m’ont fait changer d’idée, dont une bonne heure sous la pluie (avec équipement multimédia sous le bras), à lever fièrement le pouce droit... Une seule pensée me traversait l’esprit : j’ai un reportage à remettre jeudi et il reste cinq jours au compte à rebours. Je fouille dans mes poches pour ressortir les petits bouts de papier que j’ai ramassés ici et là. J’ai le nom et le numéro de téléphone de Nicole, une dame qui habite Natashquan. Je l’appelle.
À partir de ce moment-là, je me suis mis à voir la vie en vert et gris. De la pluie et des arbres. Étrangement, le gris, on n’aime pas. Mais dans le contexte « je-voyage-en-autobus-sous-la-pluie-pour-la-première-fois-entre-Tadoussac-et-Sept-Îles », c’est magnifique. En fait, c’est probablement un des plus beaux voyages d’autobus que j’ai fait dans ma vie. C’est donc sous la pluie que je me suis laissé charmer par le paysage de la Haute-Côte-Nord.
J’ouvre une parenthèse.
Pendant que plusieurs festivals se métamorphosaient en festiv’eaux, à Sept-Îles, on se réjouissait de voir la pluie stopper un feu de forêt devenu incontrôlable. C’est peut-être parce que tous les bons pilotes de CL215 étaient réunis dans un festival tombé à l’eau...
Je ferme la parenthèse.
Nous sommes rendus lundi soir, je suis à Havre-Saint-Pierre. Je tourne mardi et le lendemain je pars en direction de Natashquan. Je finalise ma prise d’image et j’importe le tout dans l’ordinateur... Catastrophe ! Le son n’est pas bon. Rien à faire... En sommes, voici quelques images, question de vous présenter la beauté du paysage de la Côte-Nord. Merci à Nicole Lessard de m’avoir laissé les droits d’utiliser la musique de l’enregistrement de Natashquan, simplement nous!
***
Désolé, pas de vidéo... Je suis malheureusement pas capable, avec une connexion basse vitesse, de vous présenter un document visuel, même après une nuit blanche d’essais.
Dans quelques minutes, je monte à bord du Nordik Express.
Je tourne la page.
Évaluer ce reportage
|
Veuillez vous connecter pour voter
Auteur
|
|
Dominic Leclerc |








Pour poster un commentaire, connectez-vous.
Commentaires
Florian Gouthière 10 nov. 2007
La fatale connexion basse vitesse de Natashquan... Chaque année, il faut qu'un Müvmedien se casse les dents dans le coin, semble-t-il ! J'aurais pourtant énormément aimé découvrir la ville "à la Dominic"... En cas d'escale, n'hésite pas à t'offrir (et nous offrir !) une revanche, caméra au poing !
J i mi 08 oct. 2007
Je trouve ça très intéressant! Bravo et bon courage!
Zoreilles 30 août 2007
Cette autopsie d'une catastrophe nous apprend beaucoup sur les difficultés inhérentes au reportage et au fait qu'on grandit beaucoup dans « l'adversité ». Reportage très riche quant à ses conclusions profondément humaines...
mariebl 10 avr. 2007
Originaire de Natashquan et ethnologue j'ai pris plaisir à voir cette capsule. Des images qui suivent le rythme imposée par le reel à Picollo...Super. C'est un hommage à tous ces porteurs de traditions que j'admire.