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30 December 2009

Québec 1 de 2

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QUÉBEC 1 de 2

 

4781,09 kilomètres plus loin.

Nous sommes entrés au Québec alors que notre compteur indiquait précisément 1000 kilomètres. Nous étions maintenant, selon le guide du petit cyclotouriste d'Etienne et Mathieu, classé "vrai cyclotouriste", ayant survécu ces premiers kilomètres. Nous sommes arrivés aussi juste à temps pour la Saint-Jean-Baptiste, que nous avons fêté dans la vallée de la Matapédia et aux limites du Bas-St-Laurent. Nous n’avons pas fait beaucoup de camping au Québec, nous avons été bien accueilli par des amis et de la parenté un peu partout. Après être parti de la ville de Québec, et après en avoir profité pour déménager Mathieu, c'est là que nous avons senti que le voyage commençait pour de vrai. On s'éloignait de la maison maintenant et on se lançait finalement dans le vide, dans l'inconnu.

 

 

mardi 28 juin 2005, jour 28, 1350 km, Ste-Hélène-de-Kamouraska (QC)

Ha, le Québec, province salvatrice qui nous a donné qu'une seule crevaison depuis le début. Notre chez soi, notre langue, nos paysages. Et aussi nos camions dangereux et nos routes avec nos accotements parfois inexistants. Et surtout, notre St-Jean-Baptiste.

Nous sommes entrés au Québec par la vallée de la Matapédia en ce 23 juin. Quel décor merveilleux. La route serpentait le long de la rivière, avec, de chaque côté, de hautes montagnes coupées au couteau (bon, on s’attend que cela soit plus haut dans l’ouest canadien, mais pour l’instant, c’est haut!). Nous avons fait halte à Causapscal, petit village au milieu de la vallée, et nous avons assisté, au soir, à la fête de la St-Jean, où il y avait un énorme feu non-proportionnel à la population présente (disons 400 personnes). La soirée était très agréable et l'ambiance légère. À partir de Causapscal, le lendemain, nous nous sommes dirigés vers le fleuve, à Ste-Flavie. Il ventait énormément, et en après-midi, alors que nous avions arrêté à un petit garage pour vérifier les pneus, on l'a vu venir: un épais rideau de pluie dévalait la montagne et nous a atteint à peine une minute plus tard. C'était assez beau à voir. Nous nous sommes réfugiés dans un petit resto pour laisser passer l'orage et on a repris notre route. La soirée s'est passée à Mont-Joli, où la Bottine Souriante se donnait en spectacle. Retour assez tard au camping et avec ça, un autre orage a éclaté au milieu de la nuit, on n’a pas beaucoup dormi! C'est donc fatigué et un peu endolori que le lendemain, nous avons commencé l'ascension du fleuve où une journée de repos nous attendait au parc du Bic. Etienne, qui n'est pas capable de ne rien faire de ses journées de repos, a décidé de partir en randonné jusqu'au plus haut sommet du Bic, pourquoi pas! La vue était saisissante. Mathieu, plus sage, a décidé de faire la bronzette en bas, au camping.

Le fleuve est maintenant notre nouvel ami. Lui, et son inséparable copain, le vent. Le vent qui tente de nous ralentir, ou qui parfois, nous donne un coup de pouce (on dit bien « parfois »), ou qui nous rafraîchi, en nous glissant un petit jet d'air froid venant du large. Plus les kilomètres déferlent, plus nous voyons les montagnes arrondies de la rive nord se rapprocher de nous. Nous traverserons de ce côté à la hauteur de Québec, où nous filerons jusqu'à Berthierville, où nous couperons à travers les terres pour nous diriger vers Ottawa. Pas de camping pour le moment, nous sommes chez notre ami Vincent et sur la route, plusieurs membres de famille ou amis nous hébergerons. Merci à Vincent, tante Gilberte et les parents à Mathieu pour le chalet, Brigitte et Valérie! Après toutes ces haltes, c'est l'inconnu, plus d'horaire à respecter, moins d'itinéraire fixe, c'est le vrai départ. Tout ce qu'on a fait avant, c'était juste un réchauffement!

Profitez du beau temps!

Etienne et Mathieu

 

mercredi 6 juillet, jour 36, 1652 km, Champlain (QC)

De Kamouraska, à l'Islet

De l'Islet à St-Michel

À Lévis

On déménage Mathieu!

Vers Champlain

Voilà, on est parti pour de bon maintenant

There's no turning back now

Vers l'infini et plus loin encore!

Au revoir!

Etienne et Mathieu

 

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À propos de ce blogue

Canada en vélo - correspondances 2005

14 décembre 2009 - Il y a quatre ans jour pour jour, mon ami Mathieu et moi revenions d’un voyage qui nous a fortement influencé physiquement, socialement, émotivement : la traversée du Canada en vélo, de St. John’s, Terre-Neuve à Victoria, Colombie-Britannique. Dans une époque où les blogues étaient encore peu connus, où le Web 2.0 et réseaux sociaux étaient des termes inconnus, nous communiquions avec nos proches en courriels de groupe, ou newsletter. Dans un but de rééditer ces courriels avant qu’ils ne se perdent dans le néant, sans cacher le désir de me remémorer une étape importante de ma vie et de la faire connaître aux gens que j’ai connus depuis et ceux qui passeront par ce blogue, vous trouverez hebdomadairement, pour les 15 prochaines semaines, une synthèse des correspondances effectuées et de nos aventures, le tout, bien sûr, agrémenté de photos.

Auteur

Etienne Théroux

J'ai commencé mon voyage à Québec, dans une petite banlieue qui m'a vu grandir. J'ai ensuite, entre autre, étudié en arts littéraires, exploré mon pays à dos de vélo, travaillé au pays des kangourous et j'étudie maintenant... en tourisme, à Montréal. Pour moi voyager c'est vivre des expériences, découvrir des gens et des cultures.

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