J’entends déjà ricaner mes proches qui m’entendaient hier encore qualifier Facebook d’«incarnation du vide des années 2000» ou encore de «machin dont la seule utilité consiste à avoir le plus de faux amis qui se regardent le nombril». Oui, je peux être très sévère.
L’idée saugrenue m’a pourtant prise de créer un groupe vendredi dernier pour solliciter l’implantation d’un service de vélo-partage à Montréal, semblable à ceux que l’on trouve dans de nombreuses villes européennes. Tellement séduit par le concept, je me disais qu’il était temps qu’une ville aussi “cyclophile” que Montréal se dote d’un tel service.
Il n’en fallait pas plus pour me convaincre des nombreux avantages de la création d’un goupe et de vous énumérer ceux que je trouve les plus convaincants. J’élimine naturellement les groupes du genre «We Want Burger King Back in France» qui rassemble 19 697 membres ou encore «je me tape souvent des fous rires tout seul en repensant à un truc » qui en réunit 20 610 (si, si).
1. Rapidité. Ça ne m’a pas pris plus de trois minutes de créer le groupe. Le temps de me relire, mettre une petite photo et quelques liens, la page était au point.
2. Quand Facebook déploie ses tentacules… ça peut faire mal ! Les amis de mes amis sont bel et bien mes amis. Incroyable, comment la nouvelle se propage sur le réseau. En quelques jours près de 600 personnes avaient rejoint le groupe.
3. Liberté. S’il est tentant de créer un groupe pour tout et n’importe quoi, on ne peut que se féliciter de la liberté quasi-absolue qu’offre le site.
4. Rétractation. À la différence de la signature d’une pétition au coin de la rue, où on ne verra plus jamais la personne qui a fait son «speech», on peux se retirer à tout moment.
5. Évolution. L’un des plus grands avantages à mon sens. Toujours en comparant l’adhésion à un groupe à la signature d’une pétition, on peut faire évoluer soit-même un groupe en ajoutant liens et commentaires. De même, les administrateurs peuvent informer les membres des évolutions de la cause qu’ils défendent ou promeuvent.
6. Invitation. Là aussi, je m’incline. Il est bien fichu leur système d’invitation ! Rassembler du monde et répondre à une invitation n’aura jamais été si facile. Et si c’était la mort du vieux carton d’invitation formel auquel on oublie de répondre une fois sur deux ?
7. Prise de décision. Adhérer à une cause demande souvent un temps de réflexion. Plutôt que de signer à la sauvette une pétition qu’on a mal compris, entre le bruit des voitures, le froid et la crainte d’être sollicité dix mètres plus loin pour en signer une autre, on peut prendre son temps derrière son ordinateur pour réfléchir si l’on veut ou pas s’embarquer dans telle nouvelle affaire.
8. Légitimité. Que se soit sur papier ou par e-mail, on doute toujours de la résonnance de son geste sur la cause défendue. Mais les lobbies du monde entier ont montré qu’avec acharnement les choses peuvent changer. Présenter 30 pages de membres d’un groupe Facebook à un ministère, une municipalité ou un homme politique peut certainement avoir un impact non négligeable.
9. Transparence. Les pseudos et fausses photos sont peu nombreux sur Facebook. Les membres d’un groupe s’affichent clairement pour la cause qu’ils défendent, et l’assument pleinement. Sinon, «leavec group» !
10. Une tête amovible. Le créateur du groupe peut à tout moment attribuer à plusieurs membres le rôle d’administrateurs. Pratique si on a plus le temps de s’en occuper ou si on a besoin de toutes les énergies pour faire vivre un groupe.
On trouvera autant de bonnes raisons, sinon plus, de ne pas créer de groupe sur Facebook. Mais je vous laisse le soin de les signaler. Aujourd’hui, je reste optimiste !
J’aime beaucoup l’idée de t’imaginer déclarer, dans une bonne société ou un p’tit bar du coin, “Facebook est l’incarnation du vide des années 2000 !”
C’est très 80’s comme position, non ?
“J’entends déjà ricaner mes proches qui m’entendaient hier encore qualifier Facebook d’«incarnation du vide des années 2000» ou encore de «machin dont la seule utilité consiste à avoir le plus de faux amis qui se regardent le nombril». Oui, je peux être très sévère.”
Effectivement, tu peux être très sévère, face book est l’avènement en image des blogs, véritable exibitionnisme moderne des pensées intimes de chacun dont tout le monde se fout éperdument!!! enfin si le fait de montrer 30 faciès à un ministre peut le faire trembler dans ses chaussettes…..
pourquoi pas
Ouai, je ricane.
Et en hiver c’est skilib???
comment on cree un groupe
??
svp dite moi comment crée un groupe facebook svp c urgent!!!merci d’avance!!!
svp comment en crée un groupe facebook? c tres urgent merci d’avance